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Une école considère que ce sont les classes moyennes qui poussent à des révolutions démocratiques. Une autre école considère que celles-ci sont menées par les ouvriers ou pauvres en général, issus des classes les plus défavorisées. Cependant, les études existantes n’apportent pas de réponse définitive, car elles s’appuient sur un petit nombre d’exemples, ou sur des approximations peu fiables des préférences et capacités des groupes sociaux, comme le PIB par habitant ou l’inégalité des revenus, qui ne mesurent pas de manière directe le rôle de chaque groupe social dans ces révolutions.
Dans leur étude, Dahlum, Knutsen et Wig clarifient comment et pourquoi la composition sociale de l’opposition affecte la démocratisation. L’argument est le suivant : pour qu’un mouvement social réussisse à imposer la démocratie, il faut que les groupes qui le composent aient la capacité d’organiser des manifestations de masse et la motivation d’imposer, à la suite, un ordre démocratique. Or, dans des régimes relativement urbanisés et industrialisés, seules les classes moyennes et ouvrières peuvent combiner capacité et motivation. Elles ont la capacité car, nombreuses et souvent bien organisées, elles peuvent imposer des coûts importants au régime (ex. fuites de capitaux ou grèves), notamment parce qu’elles contrôlent des secteurs clés des économies industrialisées. Elles ont également la motivation car, plus nombreuses et plus pauvres que les classes dominantes, elles parviendront davantage à imposer des politiques qui leur bénéficient dans une démocratie. Les autres groupes sociaux, même s’ils peuvent parfois se mobiliser contre le régime, manquent soit de la capacité de soutenir une action collective à grande échelle (ex. les paysans) ou de la motivation à poursuivre la démocratie (ex. l’aristocratie).
Pour tester leurs attentes, les auteurs ont étudié l’ensemble des campagnes anti-régime enregistrées dans la base de données NAVCO – un ensemble de données mondiales décrivant les campagnes d’opposition de masse, violentes ou non, et dotées d’un leadership identifié de 1900 à 2006. Pour l’ensemble des mouvements répertoriés par NAVCO – à l’exception des mouvements sécessionnistes – les auteurs ont répertorié les groupes sociaux qui les composaient en s’aidant de sources secondaires, et identifié ceux qui dominaient le mouvement. Ainsi, les auteurs considèrent 193 cas de mouvements sociaux massifs pour lesquels ils ont relevé si les paysans, employés du secteur public, militaires, groupes religieux ou ethniques, ouvriers ou classes moyennes urbaines faisaient partie de l’opposition.
Pour illustrer le schéma de codage, la Révolution de Velours — ayant abouti à la chute du régime communiste en Tchéchoslovaquie en 1989 —est décrite comme un mouvement à large base composé de classes moyennes urbaines, de travailleurs de l’industrie, de travailleurs de la santé et de paysans. Les trois groupes sont donc inscrits comme participants.
Les auteurs évaluent ensuite l’impact de la composition du mouvement sur une éventuelle transition démocratique. Pour ce faire, ils regardent si, dépendamment de leur composition, ces mouvements sociaux mènent à un changement des institutions en faveur de plus de démocratie. Les auteurs utilisent deux mesures de la nature démocratique des institutions. La première mesure la présence ou l’absence d’élections « libres et équitables ». La deuxième, plus nuancée, permet de saisir des changements plus progressifs, et mesure la nature démocratique d’un ensemble d’institutions, comme le mode d’élection (direct ou indirect) du chef de l’exécutif, la sincérité des élections, la liberté d’association et d’expression, et l’extension du droit de vote.
Les classes moyennes et ouvrières jouent un rôle prépondérant dans ces campagnes de masse. Les ouvriers ont participé à 62% de l’ensemble des campagnes, tandis que les classes moyennes urbaines ont participé à 79%. D’autre part, ces deux groupes prennent souvent le leadership des mouvements : près de deux fois sur cinq, l’un ou l’autre s’inscrit en meneur.

Une première analyse confirme l’intuition : quand les classes moyennes ou les classes ouvrières dominent le mouvement, la démocratie progresse, ce qui n’est pas le cas de quand d’autres groupes sociaux dominent le mouvement. La Figure 1 montre, pour chaque mouvement social, l’indicateur de démocratie au début et à la fin du mouvement. Les mouvements situés sur la diagonale n’enregistrent aucun progrès, alors que ceux situés au-dessus de la diagonale ont progressé, et ceux situés en dessous ont reculé. L’on voit que les mouvements dominés par les classes moyennes ou ouvrières sont généralement associés à des progrès ou à un maintien du statu quo, alors que les mouvements paysans sont bien davantage associés à des reculs.
Cette analyse sommaire a néanmoins un défaut majeur : elle exclut les moments où le pays ne connaît pas de mouvement social. Les auteurs ont recours à des analyses statistiques plus poussées, où ils comparent la progression annuelle des indices de démocraties entre (1) des pays qui ne connaissent pas de mouvement social, et des pays qui connaissent un mouvement social dominé par (2) les classes ouvrières, (3) les classes moyennes ou (4) d’autres groupes. Ces analyses prennent en compte l’impact d’autres facteurs, comme les différences culturelles ou les conditions économiques.
Leur analyse confirme que les mouvements sociaux dominés par les classes moyennes ou ouvrières ont tous deux tendance à renforcer les institutions démocratiques. Cependant, les mouvements dominés par les classes ouvrières sont légèrement plus efficaces, probablement parce que ceux-ci ont une capacité organisationnelle particulièrement forte, qui leur permet de challenger le régime de manière efficace et soutenue. Une autre raison pourrait être que les classes moyennes sont une catégorie hétéroclite, composée d’une variété de sous-groupes (ex. les étudiants, hommes d’affaires et professions libérales). Certaines analyses complémentaires suggèrent que parmi les mouvements dominés par les classes moyennes, seuls ceux qui sont dominés par les étudiants et professions libérales mènent à une progression de la démocratie. D’autres résultats complémentaires suggèrent aussi que les mouvements dominés par la bourgeoisie ne sont efficaces que lorsqu’ils emploient des tactiques non-violentes, alors que ceux qui sont dominés par les classes ouvrières sont efficaces indépendamment de la tactique choisie.
Passer au crible les mouvements sociaux de masse qui ont agité le XXe siècle révèle donc que ce sont les classes moyennes et ouvrières qui ont fait avancer la démocratie. Que faut-il retenir aujourd’hui, à l’heure où le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord, l’Amérique du Sud et l’Europe sont agités par une nouvelle vague de mouvements sociaux ?
D’abord, que les mouvements sociaux apprennent des autres. L’on a vu que l’usage de tactiques violentes effraie largement les classes moyennes. L’immense majorité des mouvements actuels emploient des tactiques non-violentes.
Ensuite, que l’Histoire n’est peut-être pas toujours le meilleur guide. Le monde d’aujourd’hui est sensiblement différent de celui d’hier. Les classes ouvrières sont, dans les démocraties avancées, sensiblement plus petites qu’avant, mais aussi bien moins organisées, à l’heure où la participation syndicale est en forte baisse. D’autre part, la révolution numérique affecte la capacité de différents groupes sociaux à s’organiser. Par exemple, le mouvement des Gilets jaunes en France, bien que dominé par des groupes traditionnellement moins capables de s’organiser – zones rurales ou péri-urbaines – a su tirer profit des réseaux sociaux pour prolonger son action, en place depuis un an,, et a obtenu quelques concessions du gouvernement.
The Journal of Politics, 2019. DOI: 10.1086/704699
]]>Plus de 40 autocraties ont pourtant libéralisé leur économie depuis 1966. Un constat pour le moins surprenant, et contraire à l’explication standard qui veut que libéralisation rime avec démocratisation.
De nombreuses explications ont été avancées, parmi lesquelles la conditionnalité des prêts du FMI. Une explication loin d’être suffisante au regard des faits. L’Indonésie de Suharto a libéralisé son marché financier à une période où elle n’avait pas reçu de prêt du FMI ; la libéralisation du Chili est plus conforme à cette thèse, bien que les réformes financières aient commencé avant la mise en œuvre des programmes du FMI. Quant à la Chine, si les réformes étaient initialement accompagnées de prêts du FMI, elle a continué d’ouvrir son marché bien après la fin de ces programmes, en 1988.
Dans son article, Financial Liberalization : Stable Authocraties And Constrained Democracies, Amy Pond, professeur-assistant à Texas A&M University, fournit deux explications à la libéralisation financière en contexte autocratique et a modélisé pour ce faire, les interactions entre élite et citoyens, à l’aide d’un modèle mathématiques basé sur la théorie des jeux.
L’auteur montre qu’une autocratie libéralise son économie dans deux cas de figure. Dans une autocratie stable comme l’Indonésie de Suharto, la libéralisation protège le régime : transférant des ressources aux citoyens, elle rend la révolution relativement plus coûteuse. Dans une autocratie plus instable comme le Chili de Pinochet, la libéralisation protège les intérêts des élites autocratiques en démocratie en limitant la capacité de redistribution du régime futur.
Amy Pond définit la libéralisation financière comme la levée des restrictions faites aux flux d’investissement internationaux et à l’exécution des contrats d’investissements. Appuyée par une large littérature, elle montre que ce type de libéralisation financière a deux conséquences.
Premièrement, elle génère des entrées d’investissements et une croissance économique, bénéfiques aux travailleurs, à la productivité et à l’économie en général, tandis qu’elle apparaît coûteuse pour les acteurs financiers nationaux.
Deuxièmement, les flux d’investissement favorisent le développement financier, ce qui rend l’économie plus sensible à la politique gouvernementale. La libéralisation financière facilite la liquidation des actifs et leur circulation à l’étranger. Lorsque les impôts sont élevés, le capital peut désormais fuir à l’étranger, hors de portée des décideurs politiques nationaux. Une évasion de capitaux qui n’est pas sans conséquences sur l’économie : les investisseurs vendent leurs actifs, ce qui fait baisser leur valeur et réduit la croissance économique.
En somme, la libéralisation financière facilite les flux d’investissement, ce qui favorise le développement des marchés financiers et rend l’économie plus sensible à la politique gouvernementale. Alors pourquoi libéraliser quand on est un autocrate ?
Dans une autocratie instable, le mécontentement est tel que les élites ne sont pas à même d’empêcher la révolution en redistribuant les richesses aux citoyens. Aussi, l’élite autocratique cherche à se protéger des conséquences les plus néfastes de la démocratisation. La libéralisation est intéressante en raison des limites qu’elle impose à la redistribution. Lorsque les marchés financiers sont ouverts, les choix des dirigeants démocrates s’avèrent limités par la capacité de l’élite à déplacer ses investissements à l’étranger et par la dépendance de l’économie à l’égard de ses investissements continus. Un cas de figure que l’auteur illustre par le Chili de Pinochet qui a utilisé la libéralisation pour préparer une démocratie restreinte.
Au Chili, le Général Pinochet s’empare du pouvoir en 1973, suite au coup d’état mené contre le gouvernement Allende. Démocratiquement élu trois ans plus tôt, ce dernier avait mis en place des politiques redistributives, comme les nationalisations ou encore une vaste réforme de la propriété foncière, particulièrement impopulaires parmi l’élite économique – dont beaucoup s’aligneront sur la junte militaire.
Durant ses années à la tête du gouvernement chilien, le général Pinochet va mener une politique d’« ouverture », l’apertura, impliquant une libéralisation complète de l’économie. Ainsi, il met en œuvre dès son arrivée, le décret-loi 600 (1974) qui garantit aux investisseurs étrangers l’accès au marché de change et vise à augmenter les entrées de capitaux étrangers.
Objectif : mettre en œuvre, avant la démocratisation qu’il sait inévitable, des politiques susceptibles de réduire le coût de la démocratie pour ses partisans. Que ce soit sur le plan économique : en libéralisant le marché financier, Pinochet a rendu l’économie nationale dépendante de la poursuite des investissements internationaux et partant, a lié les mains de ses successeurs démocratiques. Ou sur le plan politique, en négociant la transition vers la démocratie après la perte, en 1988, d’un referendum visant son maintien au pouvoir (il le cède en 1990 mais reste commandant en chef des armées avant de devenir sénateur à vie en 1998).
En d’autres termes, la libéralisation a jeté les bases d’une démocratie restreinte que beaucoup d’universitaires observent aujourd’hui au Chili. Selon les mots de l’historien Kenneth Roberts, « dans l’économie chilienne ouverte et internationalement intégrée, les options politiques du gouvernement sont limitées par la dépendance à l’égard des investissements étrangers et la possibilité de fuites des capitaux. » Des contraintes politiques souvent blâmées pour « l’absence d’une fiscalité plus progressive » et « les disparités persistantes à long terme dans la répartition des revenus et des richesses. »
Dans une autocratie stable, l’élite utilise la libéralisation financière pour empêcher la démocratisation. En facilitant l’entrée des investissements étrangers – ce qui augmente les salaires et fait croitre l’économie – la libéralisation financière redistribue une partie des richesses vers les citoyens, ce qui diminue d’autant leur intérêt à faire la révolution : les troubles économiques qui l’accompagnent apparaissent plus coûteux, et la quantité de redistribution qui accompagnera la démocratie devient moins importante. Le modèle montre donc comment les autocrates utilisent la libéralisation financière pour saper l’opposition politique tout en stabilisant l’autocratie. Un cas de figure que l’auteur illustre par l’Indonésie de Suharto dont la politique financière poursuivait deux objectifs : profiter à ses partisans politiques, tout en stimulant l’économie et en légitimant son pouvoir.
Dès son accession officielle à la présidence de la République en 1968 et jusqu’à sa démission en 1998 (il mourra dix ans plus tard, inhumé avec les honneurs militaires) Suharto va utiliser la politique financière pour se maintenir au pouvoir.
Il recourt ainsi à la répression financière au profit de ses partisans, tandis qu’une certaine libéralisation – et les flux d’investissement étrangers qu’elle engendre – contribue au soutien populaire et donc au maintien de son régime. Ce qui fera dire à l’historien James Mackie que « l’Indonésie est l‘un des exemples les plus frappants dans la région Asie-Pacifique d’un pays à faible revenu dont la croissance économique rapide depuis 1966-67 a poussé son système politique non pas vers la démocratisation mais vers l’autoritarisme et un Etat puissant et autonome. »
Suharto va d’abord s’appuyer sur les recettes du pétrole pour acheter des soutiens et assurer son succès politique. Avec le déclin, puis l’effondrement des prix au cours des années 80, il recherche activement l’investissement étranger pour faire décoller la croissance et légitimiter sa politique, tout en veillant à ce que cet investissement soit canalisé par l’intermédiaire d’institutions contrôlées par ses partisans. En 1988, Suharto poursuit la « libéralisation radicale de la réglementation bancaire » tout en maintenant des contrôles stricts sur l’entrée des étrangers dans le secteur. Ce qui lui permet non seulement d’accorder un accès préférentiel au financement mais aussi de canaliser les avantages, y compris les emplois, vers ses partisans politiques.
Ces politiques, apparemment contradictoires, sont centrales à l’équilibre d’une autocratie stable, où la libéralisation partielle est utilisée pour faire croître l’économie tout en maintenant les rentes politiques les plus élevées possibles. Ainsi, l’ouverture économique et la croissance indonésienne sous Suharto ont contribué à saper le soutien aux opposants politiques et à créer une autocratie stable.
Mais, parce que sa légitimité politique était étroitement liée au succès économique, la crise financière asiatique de 1997-98 va affaiblir son pouvoir, le contraignant à la démission.
Au Maroc, la libéralisation financière a été amorcée par les institutions internationales. Au début des années 1980, le pays traverse une crise financière sans précédent. L’échec de la politique de substitution aux importations et l’augmentation de l’encours de la dette ont dangereusement détérioré les finances de l’Etat. Le coût de la guerre au Sahara et le contexte international – marqué par la chute des prix des phosphates et deux chocs pétroliers – ont contribué à une augmentation de la dette qui atteint des niveaux records. En 1983, le Maroc ne détient plus que six jours de réserves de change ; la possibilité d’une cessation de paiement est évoquée.
Le FMI et la Banque mondiale appellent alors le pays à adopter un plan d’ajustement structurel. Ce qui sera fait dès septembre 1983 avec pour principaux objectifs la rationalisation des dépenses publiques et le retour à un équilibre macroéconomique. Pour y parvenir, le pays met en place de nouvelles dispositions fiscales, dérèglemente son secteur bancaire, libéralise les prix, supprime l’encadrement du crédit et abaisse les subventions publiques.
Dans les années 1990, alors que la pression des institutions internationales se relâche, le Maroc poursuit sa libéralisation via un rythme de réformes soutenu, permettant au pays de renouer avec la croissance économique. Sont alors privilégiées la privatisation de certains secteurs publics (banques, télécom, raffineries), la libéralisation des échanges commerciaux (adhésion à l’OMC en janvier 1995, conclusion de plusieurs accords de libre-échange, notamment avec l’Union européenne et les Etats-Unis), et la protection des investissements internationaux.
La croissance et le développement s’accélèrent au début des années 2000. Alors que son PIB réel augmente de 3,2% au cours de la décennie 90, il poursuit une croissance moyenne de 4,7% au cours de la suivante, puis s’établit aux alentours de 3,9% de 2010 à 2013. Le HCP note alors que de 2001 à 2014, le pays a réduit son taux de pauvreté (moins de deux dollars/jour) des deux tiers, passant de 15,3% à 4,8%, quand il voyait, sur la même période, le taux de précarité glisser de 23,06% à 18,2%.
Pourtant il semble que la machine se grippe à la fin des années 2000. La croissance est jugée insuffisante au regard des besoins socio-économiques croissants de la population. En cause : la faiblesse de l’industrie et la dépendance de l’économie aux campagnes agricoles, dont les résultats restent tributaires des aléas climatiques. S’ajoute à cela la persistance de nombreux déséquilibres au niveau du marché du travail. En 2009, le taux d’activités passait ainsi sous la barre symbolique des 50% pour s’établir à 46,4% en 2016 alors que le chômage stagnait aux environs des 10% la même année.
Outre son insuffisance, la croissance réalisée n’a pas profité à tous de manière équitable. En effet, la libéralisation financière a aussi eu pour effet de consolider l’emprise du capital étranger sur l’économie nationale et de renforcer le poids du capital privé détenu par des hommes d’affaires proches des cercles du pouvoir.
Lors de l’ouverture de la session parlementaire, en octobre 2017, le roi Mohammed VI affirmait lui-même que « si le Maroc a réalisé des progrès manifestes, mondialement reconnus, le modèle de développement national, en revanche, s’avère aujourd’hui inapte à satisfaire les demandes pressantes et les besoins croissants des citoyens à réduire les disparités catégorielles et les écarts territoriaux, et à réaliser la justice sociale. »
Il semble donc que le Maroc soit appelé à déployer un nouveau modèle de développement sans que la libéralisation financière, entamée au début des années 80, soit pour autant remise en cause. S’inscrivant dans la continuité des réformes menées depuis cette date, le Maroc vient de lancer, en janvier 2018, la flexibilisation du dirham.
Comparative Political Studies, 2018. DOI : 10.1177/0010414017695333
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