Deprecated: Optional parameter $output declared before required parameter $attr is implicitly treated as a required parameter in /home/taframa/old.tafra.ma/wp-content/themes/voice/core/extensions.php on line 166 Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home/taframa/old.tafra.ma/wp-content/themes/voice/core/extensions.php:166) in /home/taframa/old.tafra.ma/wp-includes/feed-rss2.php on line 8 collecte de données – Tafra http://old.tafra.ma Mon, 15 Jul 2019 08:50:38 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.1.10 Vidéo de clôture – Projet « Article 27 » http://old.tafra.ma/video-de-cloture-projet-article-27/ Mon, 15 Jul 2019 08:24:02 +0000 http://old.tafra.ma/?p=3566
https://www.youtube.com/watch?v=HYnBJ3jaf9Y&yt:cc=on

A l’occasion de l’achèvement de notre projet « Article 27 », nous sommes heureux de vous présenter la vidéo de clôture qui retrace le chemin que l’on a parcouru depuis 18 mois.

Depuis sa création, Tafra se donne pour mission d’améliorer notre compréhension des institutions marocaines, conformément aux dispositions de l’article 27 de la Constitution de 2011 qui garantit le droit d’accès à l’information publique à tous les citoyens. Nous nous sommes fixé quatre objectifs :

  • Créer une base de données interactive sur les institutions et les élus au Maroc ;
  • Organiser des conférences et workshops sur la régionalisation avancée ;
  • Publier une quarantaine de synthèses d’articles académiques, issus des meilleures revues de science politique et traitant soit du Maroc, soit de problématiques intéressant le Maroc
  • Créer un réseau de chercheurs, de fonctionnaires, de membres de la société civile sur le droit d’accès à l’information.

Ainsi, dans le cadre de notre mission qui consiste à améliorer la connaissance des institutions marocaines, nous sommes heureux de vous annoncer que les objectifs du projet sont aujourd’hui atteints.

Cependant, durant les 18 mois passés sur ce projet, nous avons été confrontés à des défis distinctes. Techniques, d’abord : développer une expertise dans la collecte de données, leur traitement et leur analyse. Mais il y a également des défis liés à l’environnement politique marocain. Malgré des avancées juridiques indéniables, le Maroc peine à retranscrire dans la réalité les droits des citoyens qu’il proclame, et les devoirs que les institutions ont envers eux. Le droit d’accès à l’information jouit d’un soutien indéniable de la part de nombreux acteurs publics, mais se heurte aux réticences d’autres. Il est garanti par la Constitution, et limité dans la pratique. Pourtant, grâce aux acteurs publics engagés dans cette réforme, aux acteurs de la société civile tels que les membres de la Plateforme pour le Droit d’Accès à l’Information (DAI), et avec le soutien de nos partenaires internationaux, nous pouvons faire progresser la réalité d’application de ce droit.

Cette vidéo représente un bref aperçu de ce que nous avons fait durant cette année et demie passée, dans la poursuite de cet objectif. Nous vous souhaitons un bon visionnage, et nous vous donnons rendez-vous pour de nouveaux projets.

]]>
Amaney Jamal – Etudier les opinions publiques dans la région MENA http://old.tafra.ma/amaney-jamal-etudier-les-opinions-publiques-dans-la-region-mena/ Mon, 16 Jul 2018 09:15:23 +0000 http://old.tafra.ma/?p=484 Amaney Jamal est par ailleurs chercheuse principale pour l'Arab Barometer, une série d'enquêtes d'opinion sur la gouvernance dans les pays arabes. Elle nous explique en quoi l'étude de l'opinion publique dans la région MENA est importante, revient sur les défis posés par la collecte de ce type de données et précise ce que les sondages nous ont appris jusqu'à présent.]]>

Pourquoi l’étude de l’opinion publique dans la région MENA est-elle importante ?

L’étude de l’opinion publique dans la région MENA est très importante car cela nous donne un aperçu de ce que les citoyens ordinaires pensent de certaines questions. C’est d’autant plus important que les citoyens de ces pays n’ont pas encore fait l’expérience de toutes les manières de participer à une démocratie.

Par exemple, nous ne pouvons pas évaluer ce que les citoyens pensent réellement lorsqu’il n’y a qu’un seul candidat qui se présente aux élections, comme c’est le cas aujourd’hui en Égypte. Que ce candidat gagne ou non les élections, cela ne nous donnera pas d’indications sur ce que pense la majorité de l’opinion. C’est pourquoi, le sondage d’opinion est un instrument qui nous permet d’avoir une bonne idée de ce que les citoyens pensent de certaines questions et de certains sujets.

Quels sont les défis posés par la collecte de ce type de données dans la région MENA ?

Parmi les défis que pose la collecte de ce type de données, le premier est de s’assurer que nous travaillons dans des régions politiquement stables. Par exemple, nous n’avons pas été en mesure de travailler de manière systématique en Irak en raison de l’instabilité. Actuellement, nous sommes confrontés au même problème au Yémen, où règne une grande instabilité politique. C’est donc un défi. Un autre défi réside dans le fait que les gouvernements ne veulent pas nécessairement que nous fassions des enquêtes d’opinion ou que nous recueillions des données sur les citoyens ordinaires. Donc nous y rencontrons souvent des difficultés. Mais je dois dire que cela devient de moins en moins un problème même si cela reste un aspect sur lequel nous continuons de travailler. Le troisième défi est que les citoyens aiment les sondages d’opinion. Ils apprécient qu’on les interroge sur leurs opinions politiques, sociales et économiques, mais ils ont bon espoir que leur participation entraînera des changements majeurs ou des améliorations dans leur vie quotidienne. Disposer de ces connaissances est important, mais nous ne sommes pas aptes à leur promettre des changements ou des améliorations immédiates dans leur quotidien.

Quelles sont les choses les plus importantes que nous ayons apprises jusqu’à présent ?

Je pense que la chose la plus importante que nous ayons apprise grâce aux sondages de l’Arab Barometer, ce que nous constatons encore et encore, c’est que les citoyens sont très déçus de la lenteur du développement économique et des opportunités économiques dans la région. Nous le constatons surtout chez les jeunes. Ainsi, quand on pense au Moyen-Orient et à l’Afrique du Nord comme des foyers d’instabilité ou de conflits, ce qu’il faut se demander c’est les raisons qui sont derrière cet ensemble de revendications. Les sondages d’opinion nous permettent de voir que nous revenons sans cesse à une chose fondamentale et commune : les attentes des citoyens ont augmenté de façon spectaculaire au cours de la dernière décennie, mais le rythme du développement économique et les possibilités économiques n’ont pas suivi, et cela devient une énorme source de déception et de frustration pour les publics arabes.

Le mot de la fin

J’aimerais ajouter que l’Arab Barometer va commencer sa cinquième série d’enquêtes. Nous faisons ce genre de sondages depuis 12 ans dans le monde arabe. Notre projet prend de l`envergure. Nous avons hâte de commencer notre nouvelle vague cet été après le Ramadan. Et j’espère que vous serez invités à participer à l’un de nos sondages dans toute la région.

En savoir plus

]]>